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Saint Denis, une ville au Moyen-Age


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Un fort potentiel archéologique
Les recherches qui se déroulent à Saint-Denis débutèrent en 1973, au pied de la basilique, par le suivi des terrassements de la ligne 13 du métro et se poursuivirent par une campagne de sondages destinée à évaluer le potentiel archéologique du quartier situé au nord de l’église abbatiale. Ces investigations préliminaires permirent d’organiser une vaste opération d’archéologie préventive, menée sous la direction d’Olivier Meyer, portant sur une ZAC de Rénovation Urbaine d’une superficie de 13,5 ha. L’intervention sur le terrain étant soumise aux contraintes du chantier de construction, l’emprise des fouilles ne fut pas toujours fixée en fonction de la problématique historique du site. Pourtant, s’est développé pendant 15 ans, de 1977 à 1992, un important programme de recherche en archéologie urbaine qui bénéficia des financements conjoints de la ville et de l’État, ministère de la Culture. Les données recueillies constituent un échantillonnage représentatif, car elles ont porté sur un quartier densément occupé correspondant à près de 1/8e de la ville médiévale.

Le maillage archéologique territorial
Afin d’inscrire ces recherches dans la durée, la municipalité de Saint-Denis créa en 1982 un service archéologique, l’Unité d’archéologie, ce qui permit d’élargir les investigations à d’autres secteurs de la ville. Depuis 1995, les recherches se développent sur les 1200 ha du territoire communal, à raison d’une dizaine d’opérations par an, certaines menées par, ou en collaboration avec l’INRAP. Ainsi, de 1973 à 2006, 160 opérations d’archéologie préventive ont été effectuées, soit 45 surveillances de travaux, 82 sondages et diagnostics, 33 fouilles. Grâce à cette extension du champ de l’étude, l’échantillonnage du Saint-Denis médiéval atteint 13 % de sa superficie et inclut désormais des opérations portant sur le noyau de l’agglomération, à savoir la basilique et le site de l’abbaye. À l’extérieur de la ville médiévale, et notamment sur la Plaine, les fouilles se sont multipliées en raison de la densification des travaux d’aménagement. Elles ont fourni des données nouvelles sur le paléo-environnement et sur les origines du peuplement du site, mais aussi sur la période industrielle.
Le « futur du passé urbain »…
Au fil des années, le maillage archéologique du territoire communal se complète ; il constitue un outil scientifique indispensable à la gestion archéologique des documents d’urbanisme, menée en étroite collaboration avec le Service régional de l’Archéologie. Cette « archéologie de proximité » en prise directe sur le territoire, est perçue par les décideurs comme un élément du processus de création de la ville de demain. Des opérations telles que la requalification du centre-ville s’inspirent des études archéologiques qui révèlent la trame ancienne du tissu urbain, font réapparaître les traces des activités passées, permettent que revive une ville invisible, ravive la mémoire des lieux et des hommes.

Création du Centre d’interprétation de l’architecture et du patrimoine
sur l’îlot Cygne

Au cœur du projet de requalification du centre-ville, l’îlot Cygne conserve une parcelle de paysage du Saint-Denis d’autrefois : le long du tracé de la rivière urbaine, se dresse le lavoir Saint-Jacques et son séchoir à claire-voie. Ce site est traversé par l’enceinte carolingienne et recèle les vestiges d’un four de potier du XIVe siècle. Au 4, rue du Cygne une bâtisse à haute toiture, mitoyenne de l’Office de Tourisme intercommunal, abritera le Centre d’interprétation. Destiné à un très large public, il expliquera le développement du territoire, depuis la Préhistoire jusqu’à la récente création de « Plaine commune ». Le propos se veut pédagogique, didactique, ludique ; il utilise une matière documentaire abondante, celle d’un site dont l’histoire rejoint à maintes reprises celle de la France. Le centre comportera un jardin archéologique, site de découverte et d’expérimentation, qui succèdera à une fouille programmée menée pendant plusieurs années et aménagée pour les visites. Ainsi s’ouvre une nouvelle perspective urbaine à la croisée des chemins entre patrimoine, tourisme et développement économique. Les travaux de réhabilitation des bâtiments commenceront début 2007.